Franck B.
Après-vente
- Achat vérifié le 10/07/2026
Bonjour,
Ce message est destiné à Monsieur le Directeur d’Aston Martin Bordeaux.
N’ayant pas ses coordonnées directes, je me permets de l’adresser à Mme Navarro et à M. Martin Trujillo, en les remerciant par avance de bien vouloir lui transmettre.
Je souhaite également mettre en copie Sergio, responsable de l’atelier, qui entretient mes Aston Martin depuis de nombreuses années avec un professionnalisme, une passion et une qualité de service qui méritent d’être soulignés. Ma démarche ne remet absolument pas en cause le travail des équipes de Bordeaux, que j’apprécie depuis de nombreuses années.
Je me permets de vous écrire en tant que client Aston Martin depuis plus de dix ans et propriétaire de deux modèles de la marque : une DB7 Vantage Volante de 1998 et une DBS Volante de 2010. Mes véhicules ont toujours été entretenus dans votre réseau, aussi bien à Paris qu’à Bordeaux, et j’ai d’ailleurs le projet d’acquérir en septembre prochain une magnifique Vanquish, elle aussi suivie dans votre réseau depuis près de vingt ans.
Si je prends aujourd’hui le temps de vous écrire, c’est avant tout pour partager une déception.
J’ai récemment pris contact avec M. Martin Trujillo, responsable commercial d’Aston Martin Bordeaux, afin d’étudier la possibilité de confier ma DB7 en dépôt-vente. Après une révision complète, des photographies du véhicule ont été réalisées et M. Trujillo m’a indiqué qu’il reviendrait vers moi dans les heures suivantes avec une proposition.
Trois jours plus tard, n’ayant reçu aucune nouvelle, je me suis permis de le recontacter. C’est à cette occasion qu’il m’a expliqué qu’il n’était finalement pas possible de prendre le véhicule en dépôt-vente, au motif qu’il était « trop ancien ».
Vous comprendrez mon étonnement face à cette réponse. J’aurais parfaitement compris qu’Aston Martin ne souhaite pas apporter de garantie sur un véhicule de cet âge, ce qui ne m’aurait posé aucun problème. En revanche, apprendre qu’il n’est même pas envisageable de le présenter à des acheteurs potentiels me laisse perplexe, d’autant plus qu’il s’agit d’une voiture entretenue depuis plus de dix ans au sein de votre réseau.
Au-delà de mon cas personnel, cette situation m’interroge sur la place accordée par Aston Martin à son patrimoine automobile et aux passionnés qui le font vivre. Ces modèles historiques participent pleinement à l’image de la marque, à son histoire et à son attractivité. Ils sont souvent le premier lien entre un passionné et Aston Martin, avant même l’acquisition d’un modèle plus récent.
Lorsque j’observe la stratégie menée par Ferrari depuis de nombreuses années pour valoriser son héritage, accompagner les propriétaires de modèles anciens et faire vivre cet écosystème, j’ai le sentiment qu’il existe là une formidable source de fidélisation et de rayonnement pour la marque. Cette approche contribue à renforcer le désir autour des nouveaux modèles autant qu’à préserver la valeur émotionnelle des anciens.
En tant que passionné, j’ai malheureusement eu le sentiment qu’il existait aujourd’hui une distinction entre les clients susceptibles d’acheter un véhicule neuf et ceux qui entretiennent, parfois depuis des décennies, les modèles qui ont construit l’histoire d’Aston Martin. Je suis convaincu qu’il serait dommage d’opposer ces deux univers, car ils sont au contraire profondément complémentaires. Les passionnés de véhicules historiques sont très souvent les ambassadeurs les plus fidèles de la marque.
Ce courrier n’a pas vocation à remettre en cause le professionnalisme de M. Trujillo ni celui de vos équipes. Mon sentiment est que cette réponse traduit davantage une orientation commerciale de la marque qu’une décision individuelle. C’est précisément cette orientation qui m’interroge et me déçoit.
Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire et espère sincèrement que ce témoignage, formulé avec beaucoup d’attachement à Aston Martin, pourra contribuer à une réflexion sur la place des modèles historiques et de leurs propriétaires au sein de votre réseau.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de mes salutations distinguées.
Franck Boniface
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